Actions Sanitaires Ovins Lutte contre l’œstrose ovine
Lutte contre l’œstrose ovine PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 01 Avril 2009 08:41

L'œstrose est provoquée par le développement de larves d'une mouche appelée Œstrus ovis dans les cavités nasales et les sinus des brebis et des chèvres. Cette maladie, ou myiase, est considérée comme banale. Néanmoins, elle gêne considérablement les brebis atteintes en provoquant une rhinite estivale (éternuements et jetage nasal d'abord clair puis séropurulent) suivie d'une sinusite hivernale. Les brebis mangent moins et éprouvent des difficultés respiratoires. La myiase peut être suivie de complications.

Quel est le rôle de la mouche ?

La mouche adulte vit pendant l'été et pond des larves aux commissures nasales des brebis. Ces larves remontent dans les cornets nasaux où elles évoluent jusqu'à une larve dite larve 3 (L3) de grande taille (2 cm environ). Logée dans les sinus frontaux, elle gêne considérablement la brebis. En éternuant la brebis la rejette à l'extérieur. Au sol, la L3 évolue en mouche adulte. Cette mouche a pour seul rôle de s'accoupler et de pondre. Etant agressive, elle occasionne une véritable gêne pour les moutons. Ceux-ci pour se protéger adoptent une attitude caractéristique : rassemblement en groupe serré, tête inclinée vers le sol ou nez caché dans la toison des autres brebis.

Comment optimiser le traitement antiparasitaire ?

L'optimisation du traitement doit tenir compte des spécificités précédemment décrites. Il est important de respecter la posologie des médicaments et de bien estimer le poids des animaux à traiter. Plusieurs molécules sont efficaces contre Oestrus ovis. On retiendra que sont actives les molécules suivantes : le nitroxinil, la famille des ivermectines et le closantel. Le closantel a pour atout une efficacité de 4 à 6 semaines. Néanmoins le choix du médicament doit s'envisager en fonction de l'effet recherché. Certains médicaments ont une action supplémentaire sur différents parasites (strongles, douve, tænia...) et le choix médical doit intégrer les cibles parasitaires. Il doit aussi intégrer les temps d'attente et notamment les spécificités des brebis laitières car ces médicaments ne sont pas autorisés sur femelles en lactation. Dans tous les cas, il convient de demander l'avis de son vétérinaire. Pour une efficacité optimale, il est préférable de traiter les troupeaux avant les premières pontes de mouches. Un second traitement deux mois après peut s'avérer nécessaire. Parfois les éleveurs préfèrent retarder les traitements au mois de septembre. Cette solution d'un point de vue épidémiologique n'est pas la meilleure car elle favorise la répétition des cycles des mouches et ainsi l'accroissement du nombre de larves. Néanmoins, il convient avant tout de réfléchir aux plans d'action en fonction des spécificités de l'élevage.

                                              
 

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