| Les mammites estivales |
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| Écrit par Céline POUGET |
| Vendredi, 13 Mars 2009 06:41 |
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Document actualisé en Mai 2009 Document de synthèse sur les mammittes d'été ou mammites à mouches :
Article paru dans la Volonté paysanne du 20/08/2008
Les mammites estivales
Les mammites d'été ou mammites à mouches ont été très fréquentes en Aveyron l'été 2008 et les éleveurs ont été nombreux à nous faire part de leurs inquiétudes. •1. Qu'est-ce que les mammites d'été ? Ces mammites surviennent le plus souvent de juin à septembre au pâturage. Elles touchent fréquemment les vaches taries et les génisses, même si le terme de leur gestation est éloigné. Les vaches allaitantes sont aussi touchées. •2. Les symptômes Les animaux atteints présentent un trayon gonflé et le quartier devient rapidement dur et douloureux. Les sécrétions lactées prennent une consistance épaisse, purulente et dégagent une odeur nauséabonde. Des abcès surgissent dans les quartiers atteints et peuvent percer à travers la peau ou vers d'autres quartiers. L'animal est fiévreux et souvent boiteux. La gravité clinique est variable d'une vache à l'autre. Le pronostic est sombre car les lésions sont souvent importantes et le quartier est généralement perdu. •3. Une bactérie et une mouche en cause Le plus souvent, la mammite est due à une bactérie appelée Arcanobacterium pyogenes. L'infection est véhiculée par des mouches telles que Hydrotaea irritans qui se posent sur les trayons et transmettent le germe aux quartiers. Les plaies sur les quartiers ou les trayons constituent un facteur favorisant. •4. Le traitement Lorsqu'un quartier est atteint, il convient d'administrer le plus tôt possible un antibiotique. Néanmoins, les bactéries s'enkystent souvent rapidement dans des abcès et deviennent très difficilement atteignables par les antibiotiques. C'est pourquoi, même après traitement, les chances de sauver le quartier sont faibles. •5. La prévention La stratégie préventive est primordiale. Les mesures de contrôle des mouches pendant les périodes à risque sont prioritaires. On préférera utiliser des préparations antiparasitaires qui diffusent mieux dans les régions postérieures du corps telles que des pulvérisateurs ou des aérosols. L'application d'antiparasitaires devra être répétée pendant toute la période à risque. On veillera d'autre part à limiter au maximum les plantes coupantes dans les pâtures telles que les ronces. On évitera aussi de laisser pâturer des animaux sensibles sur des pâtures à risque. Enfin, l'utilisation de seringues intramammaires au tarissement peut être conseillée pour apporter une meilleure protection aux vaches taries.
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